Jafar
Panahi, le cinéaste Iranien, auteur de Sang et Or et du Cercle à été arrêté le
1er mars dans la soirée à son domicile alors qu’ils recevait une douzaine de convives, en présence de sa famille. Panah Panahi, le fils du réalisateur, avait affirmé que son père
Jafar Panahi, a été emmené avec sa femme, sa fille et ses invités vers une destination inconnue par des hommes en civil qui ont fait irruption dans sa maison lundi soir. Des
inconnus ont ensuite perquisitionné la maison du cinéaste où ils ont saisi des ordinateurs et des affaires personnelles, a-t-il ajouté. 14 des 17 personnes arrêtés lors de cette soirée auraient
été libérées deux jours plus tard. Le réalisateur avait apporté son soutien public lors du festival de cinéma de Montréal à Mir Hossein Moussavi de l’opposition lors de la contestation de la
réélection de Amenijdad. Il avait arboré pour l’occasion un tee-shirt vert en hommage au mouvement d’opposant. L'été dernier, Pahani avait déjà été appréhendé par la police avec sa femme et sa
fille pour avoir participé à la commémoration en l'honneur de Neda Agha-Soltan, tuée pendant une manifestation de l'opposition.
"La détention de Jafar Panahi n'est pas liée à sa profession artistique et n'a aucun aspect politique", a affirmé le procureur, précisant que le réalisateur était suspecté d'avoir commis des "délits", sans donner davantage de détails quant à la nature de ces délits. L'enquête est en cours, a-t-il ajouté.
Il faut noter l’arrestation des réalisateurs Mohammad Rasulov, Mahnaz Mohammadi et Rokhsareh Ghaem-Maghami et du directeur de la photographie Ebrahim Ghafori. Ce qui souligne la gravité de la situation en Iran.
Le quai d’Orsay a vivement condamné cette arrestation, ainsi que les professionnels du cinéma dans le monde. Vous pouvez signer une pétition demandant sa libération sur le site de Cineuropa.
Jafar Panahi, 49 ans et ancien assistant d’Abbas Kiarostami, multi primé dans les festivals est l’un des cinéastes les plus important de la nouvelle vague en Iran. Il a reçu le Lion d'or à la Mostra de Venise en 2000, pour Le Cercle, l'Ours d'argent à Berlin en 2006 pour Hors-jeu (Offside). Il a aussi été primé deux fois à Cannes, avec Le Ballon blanc, qui a reçu le Prix de la Caméra d'or en 1995, et L'Or pourpre, prix du Jury Un certain regard en 2000. Véritable portraitiste de son époque qu’il observe avec discernement et sensibilité, ce réalisateur a déjà subi à plusieurs reprises les foudres de la censure dans son pays. Le Cercle, certainement son plus beau film évoque les difficultés rencontrées par les femmes en Iran, en composant une série de portraits touchants de femmes de différentes générations en buttes aux lois peu progressistes de la République Islamique.
O
Derniers Commentaires